Seiches en persillade, anneaux de calamar frits, pĂątes Ă lâencre noire⊠DerriĂšre ces plats qui Ă©voquent aussitĂŽt les vacances en bord de mer se cache une question que beaucoup se posent encore : quelle est vraiment la diffĂ©rence entre la seiche et le calamar đŠ ? MĂȘme les habituĂ©s des marchĂ©s peuvent hĂ©siter devant lâĂ©tal du poissonnier, tant ces deux cĂ©phalopodes se ressemblent une fois prĂ©parĂ©s. Pourtant, leur morphologie, leur texture, leurs usages culinaires et mĂȘme leur impact nutritionnel ne sont pas identiques. Bien les distinguer, câest dĂ©jĂ commencer Ă mieux les cuisiner.
Ce guide propose de clarifier, point par point, ce qui rapproche et ce qui oppose seiche et calamar, en adoptant un angle rĂ©solument pratique. Comment les reconnaĂźtre entiers, comment choisir un produit frais, quelles cuissons privilĂ©gier pour Ă©viter la tempe caoutchouteuse, quels accords de saveurs fonctionnent le mieux, comment les intĂ©grer Ă une alimentation saine : tout est passĂ© au crible, exemples concrets Ă lâappui. Pour donner du relief Ă ces explications, le parcours de LĂ©a, lectrice passionnĂ©e de cuisine mĂ©diterranĂ©enne, sert de fil rouge : Ă force de confondre seiche, calamar et encornet, elle ratait rĂ©guliĂšrement la cuisson. En suivant quelques principes simples, elle a transformĂ© ses essais maladroits en plats maĂźtrisĂ©s, dignes dâune table de bord de mer. Ce sont prĂ©cisĂ©ment ces clĂ©s que ce texte met entre vos mains, pour que vous puissiez, vous aussi, cuisiner ces âbĂ©bĂȘtes Ă tentaculesâ avec assurance et plaisir.
Différences morphologiques entre seiche et calamar : apprendre à les reconnaßtre
Avant de penser cuisson ou assaisonnement, il est essentiel de savoir identifier une seiche et un calamar sur lâĂ©tal. Cette Ă©tape, que beaucoup nĂ©gligent, conditionne pourtant la rĂ©ussite des recettes. LĂ©a, par exemple, achetait souvent de la seiche en croyant prendre du calamar, ce qui expliquait ses anneaux « trop fermes » aprĂšs une cuisson Ă©clair. En observant quelques dĂ©tails morphologiques, la confusion disparaĂźt rapidement.
Forme du corps : ovale contre fuselĂ© đ
La seiche prĂ©sente un corps ovale, plutĂŽt aplati, presque en forme de planche. Sa silhouette est courte, large, avec des nageoires latĂ©rales qui courent tout autour du manteau. Ă lâinverse, le calamar (ou calmar) affiche un corps long, fuselĂ©, en forme de torpille, avec deux petites nageoires triangulaires situĂ©es vers lâextrĂ©mitĂ©. Visuellement, on peut retenir une image simple : la seiche âsâĂ©taleâ, le calamar âfileâ.
Cette diffĂ©rence de forme nâest pas quâune curiositĂ© anatomique. Elle influe sur la dĂ©coupe et donc sur la texture en bouche. Le manteau Ă©pais et aplati de la seiche se prĂȘte particuliĂšrement bien aux lamelles, aux dĂ©s ou aux gros tronçons pour les plats mijotĂ©s. Le calamar, plus fin, donne des anneaux rĂ©guliers et dĂ©licats, parfaits pour les fritures rapides ou les cuissons minute.
Os de seiche et âplumeâ de calamar : le repĂšre infaillible đŠŽ
Pour ne plus se tromper, rien nâest plus fiable que lâexamen du âsqueletteâ interne. La seiche possĂšde un os ovale, blanc, calcaire et trĂšs lĂ©ger : le fameux os de seiche (ou sĂ©pion) que lâon retrouve souvent sur les plages, utilisĂ© comme jouet ou comme complĂ©ment minĂ©ral pour les oiseaux en cage. Câest grĂące Ă cette structure pleine de micro-cavitĂ©s gorgĂ©es de gaz que la seiche ajuste sa flottabilitĂ©.
Le calamar, lui, ne possĂšde pas dâos, mais une âplumeâ translucide, appelĂ©e gladius : une lamelle fine, souple et lĂ©gĂšrement cornĂ©e. Lors du nettoyage, il suffit de tirer dessus pour lâextraire dâun seul geste. Pour mĂ©moriser ce critĂšre đ§ :
- 𩮠Seiche = os Ă©pais (sĂ©pion), rigide, ovale
- đȘ¶ Calamar = plume fine, translucide, flexible
Au marchĂ©, si le poissonnier vous montre un grand os bien blanc sorti de la bĂȘte, il sâagit dâune seiche. Sâil retire une lamelle transparente en un geste fluide, vous ĂȘtes face Ă un calamar.
Tentacules, yeux et peau : dâautres indices visuels
Les deux animaux portent dix appendices (huit bras + deux tentacules plus longs), mais leur proportion varie. Chez la seiche, les tentacules sont relativement courts par rapport au corps, Ă lâexception de deux plus longs, Ă©paissis Ă lâextrĂ©mitĂ©. Le calamar, plus Ă©lancĂ©, donne visuellement une impression de âbrasâ plus dĂ©veloppĂ©s.
Les yeux de la seiche paraissent plus grands et plus expressifs, presque âmasquĂ©sâ par une paupiĂšre. La peau diffĂšre aussi : celle du calamar est plus fine, souvent lĂ©gĂšrement translucide, avec des motifs ponctuĂ©s, tandis que la seiche montre une peau plus Ă©paisse et opaque. Cette peau, riche en chromatophores, lui permet de changer rapidement de couleur, ce quâexploitent parfois les chefs qui la laissent partiellement en place pour un cĂŽtĂ© rustique.
Tableau comparatif seiche vs calamar
| CaractĂ©ristique đ | Seiche đ | Calamar đŠ |
|---|---|---|
| Forme du corps | Ovale, aplati, large | Long, fuselé, en forme de torpille |
| Structure interne | Os de seiche (sĂ©pion) rigide 𩮠| Plume souple et translucide đȘ¶ |
| Peau | Plus épaisse et opaque | Plus fine, légÚrement translucide |
| Chair | Ferme, charnue, bonne tenue en sauce đČ | Fine, dĂ©licate, idĂ©ale en friture ⥠|
| Usage typique | Ragoûts, plats mijotés, plancha | Anneaux frits, grillades rapides, farcis |
En prenant lâhabitude de vĂ©rifier ces points sur quelques achats consĂ©cutifs, le regard se forme vite. La capacitĂ© Ă reconnaĂźtre seiche et calamar en quelques secondes devient alors une compĂ©tence naturelle, qui simplifie aussi le choix des recettes.
DiffĂ©rences de goĂ»t, de texture et dâusages culinaires entre seiche et calamar
Une fois identifiĂ©s, reste Ă comprendre comment seiche et calamar se comportent en bouche. Câest souvent lĂ que naĂźt la dĂ©ception : un produit pourtant frais devient dur, Ă©lastique, loin de la tendretĂ© espĂ©rĂ©e. La clĂ© rĂ©side dans la comprĂ©hension de leur texture naturelle et des cuissons adaptĂ©es.
Profil gustatif : douceur de la seiche vs iode du calamar đ
La seiche dĂ©veloppe une saveur douce, lĂ©gĂšrement sucrĂ©e, avec des notes dâamande. Son goĂ»t iodĂ© reste prĂ©sent, mais plus discret, presque rond. Elle fonctionne particuliĂšrement bien dans des prĂ©parations associant ail, persil, vin blanc, tomates, voire chorizo ou soubressade, qui soulignent cette douceur sans lâĂ©craser.
Le calamar affiche une saveur plus nette, plus iodĂ©e. Sa chair, plus dĂ©licate, supporte trĂšs bien les assaisonnements citronnĂ©s, pimentĂ©s ou herbacĂ©s, Ă condition de ne pas la surcharger. Câest ce qui en fait la star des tapas : quelques anneaux frits, un quartier de citron, un peu de fleur de sel, et la mer sâinvite Ă table.
Texture : fermeté maßtrisée contre tendreté fragile
La chair de la seiche est plus épaisse et plus ferme. Bien travaillée, elle offre une mùche agréable et réguliÚre, idéale dans les plats en sauce. Dans une seiche à la provençale, par exemple, les morceaux gardent leur consistance aprÚs 45 minutes de mijotage, sans se déliter.
Le calamar, au contraire, présente une chair fine et trÚs sensible à la chaleur. Bien cuite, elle est fondante tout en étant légÚrement élastique, ce qui plaßt dans les beignets de calamars ou les chipirons grillés. Mais dÚs que la cuisson se prolonge à feu moyen, la texture se contracte et durcit.
Cuissons adaptĂ©es : le fameux âtrĂšs court ou trĂšs longâ â±ïž
Quel que soit le cĂ©phalopode, un principe sâimpose : cuisson trĂšs rapide ou cuisson trĂšs longue, jamais entre les deux. ConcrĂštement :
- ⥠TrĂšs rapide : 1 Ă 2 minutes Ă feu trĂšs vif (plancha, poĂȘle, wok)
- đą TrĂšs longue : 45 minutes Ă 1 h en mijotĂ© doux (sauce tomate, vin blanc, bouillon)
Dans le cas de la seiche, la cuisson longue convient particuliĂšrement bien. On la laisse sâattendrir dans une sauce riche, en veillant Ă maintenir un frĂ©missement et non une Ă©bullition agressive. Pour le calamar, soit on le saisit en aller-retour express, soit on lâintĂšgre Ă un plat mijotĂ© en veillant Ă allonger suffisamment le temps.
Exemples concrets dâusages culinaires
Pour éclairer ces différences, voici comment Léa a fini par organiser ses menus :
- đČ Seiche : en âmarmiteâ mĂ©ridionale avec tomates, ail, poivrons rouges et un soupçon de piment ; en persillade avec pommes de terre vapeur ; en ragoĂ»t au vin blanc et aux herbes de Provence.
- đ„ Calamar : en anneaux frits Ă la romaine ; en encornets farcis Ă la sĂ©toise, mijotĂ©s dans une sauce tomate ; en chipirons grillĂ©s au piment dâEspelette, servis avec une salade de saison.
En respectant cette logique, chaque produit se rĂ©vĂšle sous son meilleur jour. Les plats gagnent en cohĂ©rence : texture fondante quand il le faut, fermetĂ© maĂźtrisĂ©e dans les recettes mijotĂ©es. Comprendre cette complĂ©mentaritĂ© permet aussi de varier ses menus tout en restant dans un mĂȘme univers marin.
Les supports vidĂ©o peuvent ĂȘtre utiles pour visualiser les textures recherchĂ©es et comparer dâun coup dâĆil les dĂ©coupes adaptĂ©es Ă chaque cĂ©phalopode.
Valeur nutritionnelle de la seiche et du calamar : atouts santé à connaßtre
Au-delĂ du plaisir gustatif, seiche et calamar comptent parmi les meilleurs alliĂ©s nutritionnels des produits de la mer. Riches en protĂ©ines, pauvres en lipides, ils sâintĂšgrent parfaitement dans une alimentation Ă©quilibrĂ©e. Dans le cas de LĂ©a, qui cherchait Ă augmenter son apport en protĂ©ines sans surconsommer de viande rouge, ces cĂ©phalopodes se sont rĂ©vĂ©lĂ©s prĂ©cieux.
Macronutriments : beaucoup de protĂ©ines, peu de graisses đȘ
La seiche et le calamar présentent des profils trÚs proches. Pour 100 g de seiche crue, on observe en moyenne :
| ĂlĂ©ment nutritionnel đ§Ș | Seiche (pour 100 g) đ |
|---|---|
| ProtĂ©ines | â 32,5 g de protides đȘ |
| Lipides | â 1,4 g seulement, trĂšs peu gras đ„ |
| Glucides | â 1,6 g |
| Ănergie | â 156 kcal đ„ |
Le calamar se situe dans des ordres de grandeur comparables, avec de lĂ©gĂšres variations selon lâespĂšce et la partie consommĂ©e. Dans tous les cas, on parle dâaliments trĂšs protĂ©inĂ©s et peu caloriques, particuliĂšrement adaptĂ©s :
- đââïž aux personnes actives ou sportives
- đ„ Ă ceux qui surveillent leur poids
- đ§ aux seniors qui souhaitent maintenir leur masse musculaire
Micronutriments : cuivre, sélénium et vitamine B12
Seiche et calamar sont Ă©galement dâexcellentes sources de cuivre, de sĂ©lĂ©nium et de vitamine B12. Ces nutriments participent au bon fonctionnement du systĂšme immunitaire, du systĂšme nerveux et Ă la production de globules rouges. Ils fournissent aussi dâautres vitamines du groupe B, importantes pour le mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique.
Autre point intéressant : en raison de leur cycle de vie court, ces animaux accumulent moins de métaux lourds (mercure, cadmium) que certains gros poissons prédateurs. Ils constituent donc une source de protéines marines généralement moins exposée aux polluants, ce qui les rend particuliÚrement intéressants pour une consommation réguliÚre et raisonnée.
Seiche, calamar et régimes alimentaires spécifiques
Dans une démarche de réduction de la viande rouge ou de diversification des sources protéiques, ces céphalopodes sont des candidats de choix. Ils conviennent :
- đœïž aux rĂ©gimes âpesco-vĂ©gĂ©tariensâ (oĂč le poisson et les fruits de mer remplacent la viande)
- â€ïž aux alimentations contrĂŽlant les graisses saturĂ©es
- đ„Š aux menus Ă dominante vĂ©gĂ©tale, pour ponctuer la semaine avec une source animale de qualitĂ©
Il convient toutefois de rester attentif Ă lâaccompagnement. Un calamar peu gras devient vite plus riche si vous le faites frire dans un bain dâhuile et le servez avec des sauces trĂšs sucrĂ©es. Ă lâinverse, une seiche mijotĂ©e avec beaucoup de lĂ©gumes, dâherbes aromatiques et un filet dâhuile dâolive reste extrĂȘmement vertueuse.
Cas pratique : adapter ses menus sans frustration
Pour concilier plaisir et équilibre, Léa a adopté une organisation simple :
- đ 1 repas âludiqueâ : calamars frits maison, mais accompagnĂ©s dâune grande salade verte et dâune sauce lĂ©gĂšre au yaourt citronnĂ©.
- đ 1 repas âsantĂ©â : seiche mijotĂ©e aux tomates, cĂ©leri, carottes et herbes, servie avec du riz complet ou de lâĂ©peautre.
- đ 1 repas ârapideâ : lamelles de seiche grillĂ©es Ă la plancha avec lĂ©gumes de saison rĂŽtis.
En alternant ainsi, il devient trĂšs simple de profiter des qualitĂ©s nutritionnelles de ces produits tout en gardant le plaisir intact. Lâessentiel est de raisonner le plat dans son ensemble, et pas seulement lâingrĂ©dient principal.
Bien choisir, conserver et préparer seiche et calamar pour une cuisson réussie
La qualitĂ© de votre plat commence bien avant la cuisson. Choisir un produit frais, bien le conserver, savoir le nettoyer : ces Ă©tapes sont dĂ©cisives pour obtenir une texture tendre et un goĂ»t net. Câest prĂ©cisĂ©ment lĂ que LĂ©a avait le plus de questions au dĂ©part.
ReconnaĂźtre une seiche ou un calamar frais sur lâĂ©tal đ§
Au moment de lâachat, quelques critĂšres concrets permettent de juger de la fraĂźcheur :
- đïž Yeux brillants, non enfoncĂ©s, sans voile laiteux.
- đš Couleur tirant vers le blanc pour la chair, sans taches jaunĂątres suspectes.
- â Chair ferme au toucher, qui reprend sa forme quand on appuie lĂ©gĂšrement.
- đ Odeur de mer fraĂźche, jamais dâeffluves ammoniacales.
Si vous achetez de la seiche, privilégiez les spécimens au corps bien épais, gage de chair généreuse. Pour le calamar, les individus de taille moyenne offrent souvent le meilleur compromis entre tendreté et saveur.
Frais, prédécoupé ou surgelé : que choisir ?
La seiche et le calamar sont disponibles entiers, prédécoupés ou surgelés. Chaque option a ses avantages :
- đ§ș Entier frais : permet de vĂ©rifier soi-mĂȘme la fraĂźcheur et de rĂ©cupĂ©rer toutes les parties utiles (tentacules, encre pour la seiche). Demande un peu de technique au nettoyage.
- đȘ PrĂ©dĂ©coupĂ© : pratique et rapide, mais la fraĂźcheur est plus difficile Ă Ă©valuer, et certaines parties peuvent ĂȘtre retirĂ©es.
- âïž SurgelĂ© : trĂšs intĂ©ressant pour disposer de seiche ou de calamar Ă tout moment. La congĂ©lation peut mĂȘme contribuer Ă attendrir lĂ©gĂšrement la chair, Ă condition de maĂźtriser la dĂ©congĂ©lation.
Pour la seiche, mieux vaut, quand câest possible, privilĂ©gier la bĂȘte entiĂšre plutĂŽt que les âblancsâ anonymes. Cela permet dâĂ©viter les mĂ©langes dâespĂšces et de mieux apprĂ©cier lâĂ©tat du produit.
Conservation et décongélation : les bons gestes
IdĂ©alement, la seiche et le calamar se consomment le jour mĂȘme de lâachat. Si ce nâest pas possible, ils se gardent 1 Ă 2 jours maximum dans la partie la plus froide du rĂ©frigĂ©rateur, emballĂ©s hermĂ©tiquement pour Ă©viter le dessĂšchement.
Pour la congélation, il est recommandé de :
- đŠ bien sĂ©cher les piĂšces avant de les emballer
- đ§ utiliser un sac hermĂ©tique ou une boĂźte adaptĂ©e
- đ·ïž noter la date de congĂ©lation (consommer idĂ©alement dans les 2 Ă 3 mois)
La dĂ©congĂ©lation doit rester douce : soit au rĂ©frigĂ©rateur pendant plusieurs heures, soit, pour accĂ©lĂ©rer lĂ©gĂšrement, sous un filet dâeau froide, en veillant Ă ne pas brusquer la chair.
Nettoyer une seiche sans perdre lâencre
Le nettoyage de la seiche impressionne souvent, mais quelques gestes suffisent. Les chefs, comme Ludovic Turac Ă Marseille, insistent sur lâimportance dâun bon couteau et de gestes prĂ©cis. Il sâagit de :
- đȘ inciser dĂ©licatement le manteau pour lâouvrir sans percer la poche dâencre
- 𩮠retirer lâos de seiche
- đ§Œ enlever les viscĂšres et rincer lâintĂ©rieur
- đ§œ dĂ©cider de garder ou non la peau, selon la recette souhaitĂ©e
Les poches dâencre peuvent ĂȘtre conservĂ©es pour parfumer un risotto ou des pĂątes. Sur internet, de nombreuses vidĂ©os dĂ©taillent ces gestes pas Ă pas, ce qui rassure beaucoup de cuisiniers dĂ©butants.
Observer plusieurs mĂ©thodes permet ensuite dâadapter la technique Ă ses habitudes et Ă son matĂ©riel, tout en gardant lâessentiel : propretĂ©, rapiditĂ© et respect de la chair.
Techniques de cuisson pour seiche et calamar : Ă©viter lâeffet caoutchouc
La question que tous se posent tĂŽt ou tard est simple : comment cuire seiche et calamar sans les transformer en gomme Ă mĂącher đŹ ? La rĂ©ponse tient autant au temps de cuisson quâĂ la prĂ©paration en amont.
Marinades et pré-cuissons : préparer la tendreté
Avant la cuisson, une courte marinade acide permet de détendre légÚrement les fibres. Pour la seiche comme pour le calamar, un mélange de :
- đ jus de citron ou de citron vert
- đ« huile dâolive
- đ§ ail Ă©crasĂ©
- đż herbes fraĂźches (persil, coriandre, thym)
pendant 30 minutes suffit gĂ©nĂ©ralement. Il est important dâĂ©ponger soigneusement les morceaux avant de les saisir, pour Ă©viter de faire bouillir la chair dans son propre jus.
Certains cuisiniers choisissent un blanchiment rapide au court-bouillon (eau salĂ©e, aromates) avant de cuisiner en sauce. Cette Ă©tape, de quelques minutes seulement, aide Ă fixer la texture et Ă Ă©liminer dâĂ©ventuelles impuretĂ©s.
Cuisson trĂšs rapide : poĂȘle, plancha, wok đ„
Pour les préparations grillées, sautées ou snackées :
- đ„ poĂȘle ou plancha trĂšs chaude
- đ„ un peu dâhuile bien rĂ©partie
- â±ïž 1 Ă 2 minutes seulement, en remuant
Cette méthode convient particuliÚrement aux anneaux de calamar et aux lamelles de seiche fines. La chair doit tout juste opacifier et se raffermir, sans avoir le temps de se contracter excessivement. Un bon repÚre : dÚs que les bords commencent à friser, on retire du feu.
Cuisson longue et douce : mijotés et ragoûts
Pour les plats en sauce, le secret rĂ©side dans la patience. On laisse mijoter la seiche ou le calamar au moins 45 minutes Ă petit feu, dans un environnement humide (tomate, vin blanc, fumet de poisson). Le collagĂšne se transforme alors en gĂ©latine, la chair sâattendrit, tout en restant structurĂ©e.
Un ragoût classique de seiche à la tomate suit ce schéma :
- đ§ base dâoignon, ail, huile dâolive
- đ ajout de tomates concassĂ©es, vin blanc, herbes
- đ incorporation des morceaux de seiche
- đą mijotage long, Ă couvert, avec surveillance rĂ©guliĂšre
La tentation de âgagner du tempsâ en rĂ©duisant ce mijotage conduit presque toujours Ă une texture plus ferme que souhaitĂ©.
Cuisson intermédiaire : le piÚge à éviter
Entre ces deux extrĂȘmes se trouve la zone Ă Ă©viter : 10, 15 ou 20 minutes de cuisson Ă feu moyen. Câest prĂ©cisĂ©ment lĂ que la chair se rĂ©tracte sans avoir le temps de se rĂ©-assouplir. La sensation en bouche devient alors caoutchouteuse, que ce soit pour la seiche ou pour le calamar.
Pour sâen prĂ©munir, une rĂšgle simple sâimpose : avant dâallumer le feu, dĂ©cider clairement si lâon vise une cuisson flash ou un mijotĂ© long, et sây tenir. Ce choix dĂ©termine aussitĂŽt la dĂ©coupe, le mode de cuisson et le type de recette.
En intĂ©grant ces principes, LĂ©a est passĂ©e de calamars âchewing-gumâ Ă des chipirons grillĂ©s parfaitement fondants, et ses seiches en sauce ont gagnĂ© une onctuositĂ© qui a surpris ses invitĂ©s. Lâenseignement est clair : la rĂ©ussite de ces produits tient moins Ă des âsecrets de chefâ quâau respect de quelques repĂšres temporels simples.
Comment distinguer facilement une seiche dâun calamar chez le poissonnier ?
Le critĂšre le plus fiable est la structure interne : la seiche possĂšde un os ovale, blanc et rigide (sĂ©pion), alors que le calamar contient une plume translucide, fine et souple. Visuellement, la seiche a un corps ovale et aplati, plus large, tandis que le calamar est long et fuselĂ©. La peau de la seiche apparaĂźt plus opaque et Ă©paisse, celle du calamar plus fine. En demandant au poissonnier de vous montrer lâos ou la plume, vous ne vous tromperez plus.
Seiche ou calamar : lequel est le plus tendre ?
La tendreté dépend surtout de la cuisson. Le calamar a une chair naturellement plus fine et délicate, parfaite pour les cuissons trÚs rapides. La seiche, plus charnue, est idéale en mijoté long. Dans les deux cas, une cuisson intermédiaire (ni trÚs courte ni trÚs longue) rend la chair élastique. Pour un résultat tendre, il faut soit saisir 1 à 2 minutes à feu vif, soit laisser mijoter au moins 45 minutes.
Peut-on remplacer la seiche par du calamar dans une recette, et inversement ?
Le remplacement est possible, mais il faut adapter la cuisson. Si une recette prĂ©voit une cuisson longue en sauce pour la seiche, vous pourrez utiliser du calamar, Ă condition dâallonger aussi le temps de mijotage. Ă lâinverse, pour des anneaux frits ou un snack minute prĂ©vu pour le calamar, choisissez plutĂŽt des morceaux de seiche dĂ©coupĂ©s finement et surveillez encore plus la cuisson. Lâimportant est dâanticiper la diffĂ©rence dâĂ©paisseur et de fermetĂ©.
La seiche est-elle plus saine que le calamar ?
Sur le plan nutritionnel, la seiche et le calamar sont trĂšs proches : riches en protĂ©ines, pauvres en lipides, et sources intĂ©ressantes de cuivre, sĂ©lĂ©nium et vitamine B12. Aucun des deux nâest intrinsĂšquement plus sain que lâautre. Ce qui fait la diffĂ©rence, câest surtout le mode de cuisson (friture vs mijotĂ©) et lâaccompagnement (sauces grasses ou non). UtilisĂ©s intelligemment, ce sont deux excellents alliĂ©s dâune alimentation Ă©quilibrĂ©e.
Que faire avec lâencre de seiche en cuisine ?
Lâencre de seiche, rĂ©cupĂ©rĂ©e lors du nettoyage ou achetĂ©e en sachet, sert Ă parfumer et colorer des plats comme le risotto, les pĂątes fraĂźches ou certaines sauces. Elle apporte une saveur iodĂ©e profonde et une couleur noire trĂšs graphique. On lâutilise en petite quantitĂ©, diluĂ©e dans un liquide chaud (bouillon, crĂšme, sauce tomate). Bien dosĂ©e, elle donne un caractĂšre gastronomique Ă des prĂ©parations pourtant trĂšs simples.






